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Le Festival « Duo Solo Danse » est un espace de rencontre et d’échanges de jeunes
chorégraphes de tous horizons. En mai 2008, la Compagnie Diagn’Art avec l’Institut
Français de Saint Louis et le soutien du Ministère de l’Information, a organisé la
première édition du Festival à Saint Louis du Sénégal.
Pour la première fois, le public Saint-louisien a pu dégusté neuf spectacles de danse
contemporaine durant cinq soirées, dans une programmation internationale avec des
compagnies venant du Mali, de la Côte d’Ivoire, du Burkina Faso, du Bénin, du Gabon
et du Sénégal. Pour plonger Saint-Louis dans l’ambiance de la danse contemporaine , le
festival a abrité un master class de Germaine Acogny, une exposition « Danseurs
d’Afrique » d’Antoine Tempé et la projection d’ un film documentaire « La danse, l’art
de la rencontre » de Dominique Hervieu. Grâce au festival, les relations entre les
compagnies de Saint Louis et l’Ecole des Sables de Germaine Acogny à Toubab Dialaw
ont été renouvelées, et des danseurs qui ont eu à présenter des spectacles ont été
invités à participer à des créations et des stages sous d’autres latitudes.
Duo Solo Danse 2008 a été le coup d’envoi de ce qui est aujourd’hui devenu un festival
annuel de danse contemporaine à Saint Louis, dont l’ambition est de servir :
- De tremplin et de vitrine pour de jeunes compagnies de danses talentueuses et
innovatrices ;
- De lieu de formation et d’apprentissage ;
- D’espace de rencontre et d’échanges international.
Chaque année, le festival offre à voir un mélange des nouveaux talents et des talents
confirmés venant d’Afrique et d’ailleurs, et favorisera la rencontre de programmateurs
de festivals et de spectacles. Aussi, le festival veut-il faire connaître au public Saint
Louisien la danse contemporaine, en impliquant les quartiers et les jeunes dans des
créations sur l’espace public.
Le festival se donne cinq ans pour être un point incontournable dans le calendrier de
la danse contemporaine.
Retrouver sur ce site la présentation de la deuxième édition du Festival Duo Solo Danse, qui se tiendra du 8
au 12 juin 2009, durant l’année festive commémorant les 350 ans de Saint Louis.
Justification
En Afrique, la danse joue un rôle essentiel ; elle accompagne les grandes cérémonies de la
vie et trouve sa place dans le divertissement traditionnel. Depuis quelques décennies, la
danse contemporaine aussi cherche et trouve sa place dans la vie culturelle et artistique
africaine. Plus que la danse traditionnelle, la danse contemporaine est un art qui permet à
l’artiste d’avoir une voix, d’exprimer ses propres pensées et créations et de mettre en
question sa société et soi-même.
Au Sénégal, la danse contemporaine est surtout promue par le travail de la chorégraphe et
danseuse Germaine Acogny. Elle a dirigé Mudra Afrique, la première école panafricaine de
danse, qui a été ouverte en 1977 sous l’égide du Président Léopold Sédar Senghor et le
chorégraphe Maurice Béjart. Durant cinq ans, elle a formée toute une génération de
danseurs devenus aujourd’hui des professionnels reconnus, comme la Burkinabé Irène
Tassembédo et le Congolais Longa Fo. C’est aussi sous sa bannière que fut ouverte l’Ecole
des Sables de Toubab Dialaw, et que fut créée la compagnie Jant-Bi, toutes les deux fort
réputées.
La ville de Saint Louis dispose d’un réel potentiel de jeunes danseurs et chorégraphes.
Plusieurs ont bénéficié de l’expérience des résidences à l’Ecole des Sables et des stages
donnés par des chorégraphes d’ici et d’ailleurs. Quelques-uns dansent aussi dans la
compagnie Jant-Bi et commencent à explorer leurs propres capacités chorégraphiques.
Ainsi, la ville dispose d’un réel potentiel de jeunes danseurs et chorégraphes.
Néanmoins, on peut constater un grand manque d’événements phares pouvant contribuer à l’éclosion de l’art de ces danseurs. Il en est de même pour les danseurs d’autres pays
Africains. Les compagnies africaines de danse contemporaine, qui voyagent dans le monde
pour présenter leurs créations sont rares. Ceci n’est pas lié à la qualité de leurs créations,
mais plutôt aux problèmes de financement, de diffusion, d’échange et de rencontres. Par
exemple, au Sénégal, à part « Duo Solo Danse » il n’existe qu’un seul festival de danse
contemporaine ; le festival biennal « Kaay Fecc » de Dakar, dirigé par Gacirah Diagne.
Une fois fait ce constat de manque d’espace d’expression, surtout dans la région de Saint
Louis, l’importance du festival « Duo Solo Danse » se fait sentir. En donnant chaque année
l’opportunité aux jeunes compagnies de danse venant d’Afrique et d’ailleurs, de se
présenter, se rencontrer, d’échanger et se former, « Duo Solo Danse » comble ce besoin.
Le contexte Saint Louisien
Ancienne capitale de l’Afrique Occidentale Française, creuset de rencontres de plusieurs
civilisations, Saint-Louis du Sénégal possède un riche patrimoine culturel, historique et
architectural. En 2009, la ville classée au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco
fêtera ses 350 ans d’existence. La région recèle de nombreuses potentialités dans le
domaine culturel. Les infrastructures de diffusion relativement peu importantes sont pour
l’essentiel concentrées dans la ville de Saint-Louis.
Plusieurs manifestations sont organisées dans la commune de façon régulière telles que le
Festival International de Jazz, le Festival Itinérant de Poésie International (FIPIA), la Fête
Internationale du livre, le Fanal, les régates, les expositions d’arts plastiques dans les
différentes galeries. Sous ce rapport, le festival Duo Solo Danse se positionne en pionnier
pour relever les défis du développement.
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